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L'esprit d'entreprise flotte sur les campus


« On peut toujours se demander pourquoi les étudiants ne créent pas d’entreprise », lance Christophe Schmitt, le responsable de NIT entrepreneuriat. « Au sein de NIT, on s’est posé la question inverse, car au fond, pourquoi en créer une quand aucun parcours universitaire ne vous incite ni ne vous prépare à cela. » C’est de ce constat qu’est né le pôle entrepreneuriat lorrain, une entité où NIT intervient en tant qu’acteur-financeur aux côtés des entreprises et des territoires.


Six mois pour voir, trois ans pour réussir
Le Pôle de l’entrepreneuriat lorrain existe depuis octobre 2010 et il concerne l’ensemble des étudiants en formation initiale et en formation continue. Labellisé par le Ministère de l’Enseignement Supérieur et de la Recherche pour trois ans, avec une phase expérimentale de six mois, il a pour ambition de cultiver l’esprit d’entreprise au cœur des campus.
Pour cela, le pôle privilégie la pédagogie par l’action. Il favorise les mises en situation, distille des cours du soir et des séminaires aux étudiants volontaires et propose des formations diplômantes en lien avec des cursus existants : master en entrepreneuriat de l’IAE de Metz ou licence en entrepreneuriat à Sarreguemines. Il permet enfin aux étudiants-entrepreneurs de travailler au développement de leur activité dans le cadre de Business Units. Le principe : les mettre en relation avec des clients, sous la double responsabilité d’un professionnel et d’un enseignant.


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Écorevia : une seconde vie pour les matières premières, une nouvelle vie pour le Toulois


Le projet de créer une filière d’innovation autour des technologies du recyclage en Lorraine remonte à la fermeture du site Kléber à Toul et à l’engagement de Michelin de revitaliser industriellement le site. Depuis, avec Écorevia, est née l’idée de lancer une plate-forme d’innovation qui a vocation à redonner vie à toutes les matières premières secondaires : en tête, les polymères, caoutchouc et fibres.


Six fondateurs et 40 acteurs
Écorevia, c’est une association fondée à l’été 2010 par SIDE Michelin, Federec, la Fédération des entreprises de recyclage, le CAPEMM, agence de développement du conseil général de Meurthe-et-Moselle, la Chambre Régionale de Commerce et d’Industrie de Lorraine, le LRCCP (laboratoire privé du syndicat des professionnels du caoutchouc) et la future Université de Lorraine représentée par NIT.
Elle compte aujourd’hui 40 adhérents industriels et abrite une dizaine de projets collaboratifs de recherche et développement ou de recherche et industrialisation.
Pour l’heure, Écorevia se prépare à répondre à un appel à projet de l’ADEME consacré à l’économie circulaire, autrement dit du recyclage : une opportunité pour elle de commencer à installer ses équipements technologiques et ses démonstrateurs sur le site.

Et NIT dans tout ça ?
NIT ouvre Écorevia sur l‘ensemble des ressources de la future Université de Lorraine. Elle mobilise ses compétences en ingénierie et met à disposition des porteurs de projets ses outils méthodologiques d’innovation collaborative par les usages.
Partenaire et fondateur de l’association, NIT a déjà contribué à monter une première formation destinée à 10 demandeurs d’emploi à bac + 2, formation en alternance financée par le Conseil Régional de Lorraine


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Les véhicules électriques du futur en vitrine


Étudier les sources d’énergie électrique et thermique, tester les organes de stockage (batterie lithium-ion, dérivé nimh, super condensateurs...), travailler sur les actionneurs électro-mécaniques et au final faire progresser la motorisation électrique appliquée au transport...


La plate-forme technologique que NIT contribue à implanter au cœur de l’École Nationale Supérieure d’Électricité et de Mécanique (ENSEM) sera une vitrine du savoir-faire de l’Université de Lorraine dans le domaine des systèmes embarqués et des véhicules électriques du futur.

Sortie des stands à la rentrée 2011

Dotée de dispositifs en lien avec les recherches menées dans les laboratoires, qu’il s’agisse de l’architecture des moteurs ou de la gestion de sources d’énergie, elle permettra d’éclairer les étudiants, d’affiner les modèles des chercheurs et de présenter aux industriels les bénéfices des solutions étudiées.
Elle sera accessible à la rentrée 2011, à l’issue d’une première tranche de travaux puis complétement équipée courant 2012.


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Les vaches ont de l'énergie à revendre


Le méthane issu des déjections bovines est 21 fois plus nuisible pour l’environnement que le dioxyde de carbone…Reste que valorisé grâce à la méthanisation, il constitue aussi un formidable réservoir d’énergie renouvelable et une source de revenu complémentaire pour les éleveurs : il faut en effet savoir qu’un bovin produit en moyenne près de
20 tonnes de déjections par an... et qu’on compte plus de
19 millions de têtes dans les exploitations françaises.


Un banc d’essai... de 110 laitières
Fort de ce constat, NIT contribue à l’émergence d’une filière de méthanisation* à la ferme en mettant à contribution les écoles d’ingénieurs de la future Université de Lorraine au cœur du domaine expérimental de La Bouzule : une exploitation agricole de 150 hectares où le dispositif de recherche, de recherche-développement et de démonstration cohabite avec 110 vaches laitières.
Soutenu notamment par l’Union Européenne, le Ministère de la Recherche et de l’Enseignement supérieur et EDF, ce projet vise dans un premier temps à implanter sur site un pilote de 3
capable d’enrichir à court terme les connaissances dans le domaine. Celui-ci sera rejoint à l’horizon 2012 par un méthaniseur de 500 et de 36 kW. Ce démonstrateur assurera alors la promotion de la méthanisation auprès des exploitants agricoles en lien avec la Chambre d’Agriculture de la Moselle.

(*) La méthanisation permet de transformer la matière organique en "biogaz" qui est utilisé pour produire de l’énergie, notamment électrique, le résidu de cette transformation appelé "digestat" servant ensuite d’engrais.


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Vidéo traction : la première Business U-NIT


Le chercheur n’est pas toujours le mieux armé pour passer de l’innovation au marché... L’accueillir lui et son équipe, l’aider à développer le fruit de ses recherches puis piloter le transfert de technologie, que celui-ci débouche sur une start-up ou qu’il se traduise par une exploitation sous licence au sein d’une entreprise existante : c’est tout l’intérêt d’une Business U-NIT.


La première B.U. créée dans le cadre de NIT a vu le jour en novembre 2010. Elle a conduit à la reprise d’une technologie prometteuse développée par un laboratoire nancéien et exploitée par une société depuis disparue.

Des contraintes mécaniques riches d’enseignement
La technologie employée repose sur un système d’analyse vidéo couplé à une machine de traction, d’où son nom de vidéo-traction. Elle permet de caractériser un matériau sous contrainte mécanique (traction, compression, torsion) et de prévoir comment il va se comporter tout au long de sa vie. Une innovation encore appelée à évoluer puisque le dispositif devrait être bientôt associé à une autre technologie permettant de sonder cette fois la structure interne des matériaux.


1 ou 2 créations par an
« Nous avons agi en repreneur, avec le souci de maintenir l’activité sur le territoire lorrain », explique Jérôme Émonot, chef de projet NIT : « La Business U-NIT a racheté une partie de l’équipement. Elle a procédé à l’embauche de trois personnes et elle les héberge aujourd’hui. À partir de 2012, l’équipe devrait voler de ses propres ailes. Mais nous souhaitons prolonger cette expérience en tissant des liens contractuels entre la future entreprise et les laboratoires. » Un accompagnement qui en annonce d'autres : « Nous avons l’ambition de créer une à deux Business U-NIT par an en nous appuyant sur les compétences du service de valorisation de la future Université de Lorraine. D’un côté, il s’agira de lancer sur le marché des technologies identifiées au sein des laboratoires, et de l’autre, de répondre à des besoins détectés chez nos partenaires industriels... »


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